circulez rien à voir blog de la section socialiste des 3 pointes

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dépasser les primaires par Bertrand Laforge(blog le monde d'après)

Dépasser les primaires pour proposer un projet de rupture défendu par une équipe !

Le piège des primaires se referme sur la gauche progressiste. Outre la multiplication des candidats qui dilue les voix au profit de François Hollande, cette logique renforce l'idée très critiquable qu'il suffirait d'un homme providentiel pour sortir le pays de l'ornière dans laquelle il est tombé. Citoyen engagé, j'appelle à un sursaut collectif pour proposer un projet crédible en 2017

Une responsabilité historique pour la gauche de progrès

La gauche de progrès aura une responsabilité historique si elle s’avère incapable de proposer un projet cohérent constituant une alternative crédible au renforcement des politiques régressives dont le dernier livre de candidature de Nicolas Sarkozy pose les contours : recul de l’âge de la retraite, baisse des impôts sur les plus riches, temps de travail fixé dans chaque entreprise, repli identitaire et sécuritaire, reflux des libertés publiques…

Proposer une réelle alternative aux politiques qui échouent depuis 40 ans...

Pourtant la période devrait être particulièrement favorable puisque, partout ! , les politiques sociales libérales comme les politiques de droite libérales sont dans l’incapacité de résoudre l’équation qui ramènera le plein emploi et l’inclusion sociale pour tous. De même, ces politiques n’apportent clairement aucune réponse efficace au problème de la dette des états ni à celui de la croissance galopante des inégalités dans les pays développés.

... aux USA ...

Même aux USA, le « plein emploi » n’est qu’un leurre puisqu’une fraction toujours plus réduite de la population active y travaille. Malgré un cadre légal peu protecteur pour les travailleurs et les faibles impôts sur les plus riches qui, selon la doxa, seraient propices à la recherche active d’un travail et à l’investissement, les faits sont là : de moins en moins d’américains ont accès à l’emploi. Sans parler de l’accès à la santé avec un système environ 40% plus cher que le notre en fraction du PIB pour une bien plus faible fraction de la population réellement en capacité de se soigner. Ne parlons pas non plus, de la bulle des prêts étudiants qui vont miner la vie de millions d’américains dans les années à venir. Au niveau mondial, le compte n’y ait pas non plus puisque la fraction de la population active au travail a chuté de 66 % à 63 % entre 1990 et 2014.

... en Allemagne ...

Si l’Allemagne semble mieux s’en tirer sur le plan commercial, c’est clairement au prix d’un dumping social vis à vis des ces partenaires économiques auquel s’est ajouté l’effet d’une population active en contraction depuis 2009. Alors que les larges excès commerciaux allemands auraient dû conduire à une réduction des inégalités, la loi Hartz-IV réformant le droit du travail mise en place au milieu des années 2000 par le gouvernement Schroeder, a conduit plus de 6 millions d’Allemands sous le seuil de pauvreté dans un système miné par les bas salaires. Malgré un euro taillé pour les besoins macro-économique de l’Allemagne au détriment des pays du sud de l’Europe, rien n’a enrayé le développement des inégalités.

... et ailleurs.

Et la situation n’est guère plus resplendissante au Royaume Uni… Seuls les pays du nord semblent avoir réussi à limiter les inégalités avec des coefficients de Gini compris entre 24,9 (Suède) et 27,5 (Danemark), contre 30,5 en moyenne pour l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Or ces derniers se caractérisent par des systèmes solidaires très développés aux antipodes des modèles libéraux que l’on tente de nous imposer depuis 30 ans.

La solution est dans un projet de rupture

Dans ce contexte, les solutions à la crise ne viendront ni de N. Sarkozy (ou de l’un de ses prétendants) ni de François Hollande (ou de tout autre représentant de la frange libérale du parti socialiste) qui prônent des politiques qui ont déjà échouées.

La solution ne viendra pas non plus des solutions populistes portées par l’extrême droite dont l’attractivité électorale actuelle est très préoccupante et qui appelle un sursaut démocratique et programmatique pour redonner un espoir à tous les Français, en premier lieu aux jeunes a qui nous devons offrir un réel avenir au sein de la société française mais aussi aux habitants des zones périurbaines qui ressentent un abandon républicain sans précédent. Sans évidemment oublier les classes moyennes qui craignent le déclassement et qui se paupérisent objectivement.

Seules les forces de progrès qui ont identifié les racines de la crise actuelle pourront proposer une alternative crédible mais elles doivent travailler ensemble sous peine de ne pas passer sous les fourches caudines du système démocratique en place.

Les racines profondes des crises actuelles sont en particulier :

-       un système de création monétaire qui est consubstantiel à la dette publique et qui favorise l ‘accumulation du capital,

-       un profond déséquilibre dans la répartition des richesses qui fait qu'aujourd'hui 85 individus possèdent autant que le 50% les plus pauvres de l'humanité. Globablement les 1% les plus riches possèdent aujourd'hui 50 % des richesses totales.

-       une absolue non gestion des gains de productivité accumulés depuis 60 ans et qui sont les principaux responsables de la disparition de près de 5 milliards d’heures de travail humain depuis 1949 en France,

-       un système financier qui échappe totalement aux états et qui mets les différents systèmes fiscaux et sociaux en concurrence et qui est le vecteur principal de l’évasion fiscale qui mine les budgets des états et conduit à une pression fiscale accrue sur les classes moyennes,

-       un réseau d’entreprises transnationales qui mettent les états en concurrence et qui ont une action de lobby qui pose un réel problème démocratique,

-       un système politique à bout de souffle alors que des solutions existent pour rompre avec des règles électorales d’un autre temps et impliquer plus directement les citoyens et les forces vives de la nation dans le processus de réflexion démocratique et dans les décisions prises.

-       un problème écologique et énergétique global qui nécessite une mutation rapide de nos sociétés en rupture avec leurs fonctionnements actuels,

-       un problème majeur dans les relations internationales qui doivent évoluer pour construire un monde collaboratif et apaisé où chacun peut vivre décemment dans son pays d’origine.

Ces éléments d’analyse font partiellement ou totalement parties du diagnostic porté par C. Duflot, G. Filoche, B. Hamon, N. Hulot, E. Joly, M.N. Lienemann, A. Montebourg, P. Larrouturou, J.L. Mélanchon, I. Attard et quelques autres qui me pardonneront mon oubli tant ce qui est important n’est pas leur personne prise individuellement mais les collectifs qu’ils représentent.

Moi, électeur de gauche, j’ai aussi des exigences...

Moi, électeur de gauche, je demande solennellement à l’ensemble des forces politiques concernées de réunir leurs collectifs de manière à construire ensemble un projet de rupture pour 2017 pour sortir de l’écueil consistant à n’avoir pour seul choix que de trancher entre régression de civilisation avec le FN ou régression sociale avec LR ou le PS actuel.

Moi, électeur de gauche, je leur demande d’ouvrir les débats à la société civile et aux intellectuels. Il ne suffit plus d'encenser la recherche et les expériences de terrain, mais il faut également tenir compte concrètement des résultats obtenus !

Moi, électeur de gauche, je leur demande de présenter simultanément ce projet collectif aux Français avec l’équipe, ouverte aux forces vives de la Nation,  qui le défendra.

Moi, électeur de gauche, je leur demande de constituer cette équipe par le consensus sachant qu’aucune force en présence n’aura de chance de voir émerger ses propositions sans cet effort commun.

Moi, électeur de gauche, je leur demande de lancer un processus de rénovation démocratique intégrant les évolutions technologiques récentes qui permettent via les block-chains et le vote Condorcet (par exemple) de mettre en place des votes électroniques sincères tout en sortant du vote uninominal à deux tours qui génère la frustration des électeurs et qui est la racine de situation comme celle du 22 avril 2002.

Moi, électeur de gauche, je leur demande de préparer l’avènement d’une sixième république plus directe.

Moi, électeur de gauche, je dis clairement à l’ensemble des responsables politiques concernés que je ne leur pardonnerai pas les errances stratégiques motivées le plus souvent par des considérations personnelles si elles conduisaient à l’impossibilité d’une offre politique alternative et à vocation majoritaire lors des élections présidentielles à venir.

 



24/08/2016
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